Rendements faibles
L'OIC relevait des rendements moyens d'environ 400 kg par hectare en Afrique, avec très peu d'engrais. Les variétés anciennes sont sensibles à la rouille et au scolyte, et les conseils techniques atteignent peu de producteurs.
Plus de dix millions de ménages africains vivent du café, mais les rendements restent faibles et les jeunes se détournent de la culture. Sankora aide coopératives et exportateurs à rajeunir les caféières, à payer la qualité et à répondre au RDUE.
Selon l'Organisation internationale du café (OIC), le café est la principale source de revenus de plus de dix millions de ménages dans 25 pays africains. Il apporte des devises essentielles à plusieurs économies du continent.
L'Afrique a représenté environ 11,6 % des exportations mondiales de café en 2024/25, portées par l'Ouganda et l'Éthiopie. Les pays producteurs visent une part plus forte d'ici 2030.
En Côte d'Ivoire, le café robusta fut longtemps une culture phare, aux côtés du cacao. La production a fortement reculé depuis les années 1980 et sa relance passe par le renouvellement des vergers.
L'Afrique de l'Est domine aujourd'hui la production. L'Afrique de l'Ouest et centrale cultive surtout le robusta.
L'OIC relevait des rendements moyens d'environ 400 kg par hectare en Afrique, avec très peu d'engrais. Les variétés anciennes sont sensibles à la rouille et au scolyte, et les conseils techniques atteignent peu de producteurs.
Beaucoup de caféiers ont dépassé leur âge productif. Les jeunes s'éloignent d'une culture jugée peu rémunératrice.
Les cours mondiaux sont volatils et la main-d'œuvre représente l'essentiel des coûts. Faute de mesure de la qualité au point d'achat, un café bien récolté et bien séché est souvent payé comme un café ordinaire.
Le café ivoirien figure, comme le cacao, sur la liste du département du Travail des États-Unis des biens produits avec du travail des enfants. Les acheteurs attendent des mesures de suivi.
Le café est collecté auprès de nombreux petits producteurs. Relier chaque lot à des parcelles géolocalisées demande une organisation rigoureuse.
Le caféier, et surtout l'arabica, supporte mal la hausse des températures et les sécheresses. Les zones favorables se déplacent et les producteurs ont besoin d'anticiper.
Une qualité régulière et notée (grade, défauts, tasse), des lots homogènes, une origine connue et des certifications (Rainforest Alliance, Fairtrade, biologique). Les cafés de spécialité valorisent en plus l'histoire de chaque lot, et le marché européen demande la conformité au RDUE.
La technologie ne règle pas tout. Voici ce que Sankora peut concrètement mettre en place dans la filière, avec des outils simples et fiables, pour mieux connaître le terrain, suivre les actions et prouver les résultats.
Producteurs et caféières sont enregistrés et contrôlés, chaque achat est rattaché à sa parcelle : le café livré à l'exportateur est prêt pour le RDUE.
Registre des producteurs et des parcelles Achats et traçabilité des lots Conformité RDUE
Le taux d'humidité et le grade sont notés à chaque pesée et rattachés au lot. Le producteur comprend pourquoi son café est mieux payé, et la coopérative constitue des lots homogènes.
Chaque caféière recépée ou replantée est enregistrée avec sa date et son nombre de plants. Les volumes livrés les campagnes suivantes montrent si les rendements remontent.