Transformation locale
Environ 21 % de la récolte ivoirienne était transformée sur place en 2023. Atteindre l'objectif de 50 % exige un approvisionnement régulier et documenté des usines.
La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de noix de cajou brutes, mais l'essentiel part encore à l'export sans être transformé. Sankora aide coopératives, exportateurs et usines à sécuriser un approvisionnement de qualité, à vérifier le prix payé aux producteurs et à rajeunir les vergers.
La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de noix de cajou brutes depuis 2015. Sa production a dépassé un million de tonnes en 2022 et en 2023.
La filière fait vivre de nombreux ménages dans le nord et le centre du pays. Le Conseil du Coton et de l'Anacarde fixe chaque campagne un prix minimum bord champ et agrée les acheteurs et exportateurs.
L'Afrique de l'Ouest exporte encore l'essentiel de ses noix brutes vers le Vietnam et l'Inde. La Côte d'Ivoire veut transformer la moitié de sa production localement d'ici 2027, ce qui crée des emplois, en majorité féminins, dans les usines.
L'Afrique produit la majorité des noix de cajou brutes du monde, surtout en Afrique de l'Ouest. La Tanzanie est le grand producteur d'Afrique de l'Est.
Environ 21 % de la récolte ivoirienne était transformée sur place en 2023. Atteindre l'objectif de 50 % exige un approvisionnement régulier et documenté des usines.
La qualité dépend du séchage, du stockage et de l'origine. Des noix venues de pays voisins entrent parfois dans les circuits, ce qui inquiète le régulateur.
Le prix minimum fixé chaque campagne doit réellement parvenir aux producteurs. Sans enregistrement des pesées et des paiements, il est difficile de le vérifier.
Beaucoup de vergers d'anacardiers ont été plantés serrés, à partir de noix tout-venant, et vieillissent. Leur rendement baisse alors que la demande des usines augmente.
Près de 84 % de la production ouest-africaine part à l'export, surtout vers le Vietnam et l'Inde. La valeur ajoutée reste en grande partie hors du continent.
Les marques d'amandes demandent de plus en plus l'origine, les conditions sociales et l'impact environnemental de leurs approvisionnements.
Un rendement en amandes et une humidité contrôlés, des lots homogènes, la sécurité sanitaire des amandes, le respect des prix et des agréments fixés par le Conseil du Coton et de l'Anacarde, et de plus en plus l'origine et les conditions sociales de production demandées par les grands acheteurs.
La technologie ne règle pas tout. Voici ce que Sankora peut concrètement mettre en place dans la filière, avec des outils simples et fiables, pour mieux connaître le terrain, suivre les actions et prouver les résultats.
Le rendement en amandes (KOR) et l'humidité sont saisis au moment de l'achat et rattachés au lot. L'usine sait ce qu'elle achète avant le chargement.
Chaque achat enregistre le prix bord champ réellement payé, comparable au prix plancher officiel. Coopérative et acheteur peuvent le démontrer, achat par achat.
Les volumes achetés par zone et les stocks sont visibles chaque jour : le transformateur sait ce qui arrive et planifie ses semaines de production.
Même hors RDUE, les acheteurs demandent l'origine. Le registre relie chaque lot à ses producteurs et à leurs vergers.