Disparition des arbres
Le karitier met 15 à 20 ans à produire. La Global Shea Alliance estime qu'environ huit millions d'arbres disparaissent chaque année sous la pression agricole et démographique.
Le karité fait vivre des millions de femmes rurales, mais les arbres disparaissent et la valeur se perd entre intermédiaires. Sankora aide groupements, coopératives et acheteurs à régénérer les parcs, à mieux payer les collectrices et à valoriser leur beurre.
Selon la Global Shea Alliance, environ 16 millions de femmes collectent ou transforment les noix de karité. L'arbre pousse à l'état naturel dans 21 pays africains, du Sénégal au Soudan du Sud.
Le beurre de karité est utilisé en alimentation, en chocolaterie et en cosmétique. Les femmes collectent les noix, puis les font bouillir, sécher, décortiquer, torréfier et piler.
En Côte d'Ivoire, la filière est concentrée dans le nord et le centre-nord et tenue en très grande majorité par des femmes. Depuis 2025, elle est régulée par le Conseil du Coton, de l'Anacarde et du Karité, qui fixe un prix minimum bord champ.
Le karité pousse dans les savanes d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Les statistiques de production restent limitées, car la récolte est surtout sauvage.
Le karitier met 15 à 20 ans à produire. La Global Shea Alliance estime qu'environ huit millions d'arbres disparaissent chaque année sous la pression agricole et démographique.
Les collectrices subissent les variations de prix et vendent souvent via plusieurs intermédiaires. Une part de la valeur ne leur parvient pas.
Le manque de magasins et de matériel limite la qualité et oblige à vendre vite, au moment où les prix sont bas. Un meilleur stockage peut augmenter nettement les revenus des femmes.
Beaucoup de groupements sont informels et les volumes sont mal connus. Les acheteurs ont besoin de données fiables sur l'origine et les quantités.
La qualité du beurre dépend de chaque étape : séchage des noix, torréfaction, barattage. Les acheteurs de la cosmétique et de l'alimentaire demandent des lots réguliers et documentés.
Des noix et un beurre de qualité régulière (acidité, humidité, impuretés), l'origine et les conditions de travail des femmes documentées, des certifications biologiques ou équitables pour la cosmétique et l'alimentaire, et le respect du prix minimum là où il existe, comme en Côte d'Ivoire.
La technologie ne règle pas tout. Voici ce que Sankora peut concrètement mettre en place dans la filière, avec des outils simples et fiables, pour mieux connaître le terrain, suivre les actions et prouver les résultats.
Chaque collectrice est enregistrée avec son groupement et sa zone de collecte. Les acheteurs savent enfin d'où viennent les noix et combien de femmes en vivent.
Chaque achat de noix ou d'amandes est pesé et payé au nom de la collectrice, en espèces ou par mobile money. Son historique de ventes est conservé.
Les entrées et sorties des magasins sont enregistrées : le groupement sait ce qu'il a en stock et peut vendre au bon moment plutôt que dans l'urgence.
Les jeunes plants et les arbres protégés sont localisés et suivis année après année : les programmes de régénération des parcs peuvent montrer leurs résultats.